Masterclass “Images en sciences sociales”, 6 avril 2017

Une journée “Images en sciences sociales” coordonnée par la réalisatrice et anthropologue Laetitia Merli, proposée dans le cadre des 4e Rencontres documentaires “Mondes en images” de Cucuron : découverte des métiers du documentaire, présentation de travaux d’étudiants, projection de films documentaires.

Au programme


10h30

Présentation du master “Métiers du documentaire” (Université Aix-Marseille), en présence de Pascal Cesaro et Baudouin Koenig
Projection de courts métrages sur le travail et sur l’engagement politique de la jeunesse aujourd’hui, suivie d’une discussion avec les étudiants et enseignants du Master.


13h30

Présentation du master “Cinéma anthropologique et documentaire” (Université de Nanterre) en présence de Gilles Rémillet
Projections :
L’Immatériau (Assia Piqueras, 2015)
Ce sont les images d’un lieu habité qui, dans le récif de ses murs, met l’observation filmique à l’épreuve d’une observance monastique.

Dognat
(Mikael Rabetrano, 2014)
Antananarivo, capitale de Madagascar. Les méandres de la ville regorgent de scènes de vie. C’est dans un de ses quartiers, dans un chaos de maisons, de briques et de tôles qu’une communauté de quelques « hommes efféminés », Balou, Rado, Didi, No Mamy et Lova, vivent sous le nom argotique de Dognat.

Prophète(s)
(Damien Mottier, 2007)
Placide est un jeune homme né en Côte d’Ivoire. Il a 26 ans, étudie l’économie, mais n’aspire qu’à une chose : évangéliser la France.


16h30

Présentation des travaux d’étudiants réalisés au cours des ateliers photographie et cinéma documentaires de la Fabrique des écritures, menés dans la cadre du master “Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie” (EHESS Marseille), avec Laetitia Merli et Franco Zecchin.


20h00

Projections (en partenariat avec le CNRS Images) :
Shaman tour (Laetitia Merli, 2009)
En présence de la réalisatrice. La Mongolie qui est restée longtemps fermée aux voyageurs, s’ouvre aujourd’hui au marché libéral et est visitée par des touristes du monde entier. Quelles sont les interactions entre les touristes et les éleveurs nomades, les uns rêvant d’un monde «authentique», peuplé de rennes et de chamanes, les autres s’ouvrant au capitalisme et rêvant de la société de consommation ? Le film présente le point de vue d’une famille d’éleveurs de rennes dont la mère est une chamane réputée et qui aujourd’hui vit essentiellement des retombées du tourisme.
Laetitia Merli est anthropologue et réalisatrice de documentaires, chargée de mission à la Fabrique des écritures, membre associé du Centre Norbert Elias, spécialiste du chamanisme et des pratiques psycho-corporelles.

Esprits des trois sommets (Ksenia Pimenova, 2016)
En présence de la réalisatrice. Dans un village de la république de Touva (Russie), une chamane russe perpétue les traditions religieuses locales au sein des Trois Sommets, une association qu’elle mène avec Anya et Baazan, veuve du grand chamane Kyrgys Huurak dont elle fut disciple. Outre les grands rituels, Véra donne des consultations privées. Elle pratique divinations, purifications et divers rituels de cure, écoute et conseille ses patients. Dans un contexte en pleine mutation, entre conflits de pouvoir et compétition avec d’autres courants religieux tel que le bouddhisme, les trois femmes tentent de maintenir à flot leur association.
Née à Moscou en 1977, Ksenia Pimenova obtient, en 2012, un doctorat en sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales, avec une thèse sur le renouveau du bouddhisme et du chamanisme chez les Touvas de Sibérie du Sud. Elle est actuellement postdoctorante au Musée du quai Branly et membre associée au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (Ecole pratique des hautes études). Esprits des Trois Sommets est son premier documentaire.


Informations pratiques

Cinéma Le Cigalon, Cucuron, 16h30-23h00
Ouvert à tous et gratuit

Illustration : extrait de l’affiche des 4e Rencontres documentaires “Mondes en images”

Présentation : Séducteurs de rue, 9 mars 2017

Mélanie Gourarier, anthropologue, prend comme objet d’étude la séduction pour comprendre la masculinité comme productrice de rapports sociaux. Son travail de recherche a été adapté en bande dessinée par Léon Maret (Séducteurs de rue, 2016) dans la collection Sociorama Casterman.

Mélanie Gourarier et Léo Maret viennent échanger sur leur collaboration. Le binôme qu’ils ont formé a contribué à définir les choix éditoriaux de la collection axés sur l’adaptation, la fiction et la disparition de l’enquêteur du récit, et dont l’originalité réside dans les collaboration qu’elle suscite entre dessinateurs et chercheurs en sciences humaines.

Intervenants
Mélanie Gourarier, anthropologue, chargée de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS)
Léo Maret, auteur de bande-dessinée

Informations pratiques
9 mars 2017, 16h00-19h00
Cinéma Le Miroir, La vieille Charité, Marseille

Projection : Histoire vraies signées, 11 mars 2017

Projection du film documentaire Histoires vraies signées en présence de la réalisatrice, Laura Taubman. Filmées entre octobre 2016 et mars 2017, ces dix histoires vraies en langue des signes lui ont été contées par des personnes issues de la communauté sourde marseillaise. Restitués tels que racontés, ces courts récits rassemblent des moments de vies importants, des souvenirs intimes, drôles et mémorables. Diffusion suivie d’un débat.

Histoires Vraies Signées est une production La Fabrique des écritures, en collaboration avec l’ASIP, service d’interprètes en langue des signes et sur une proposition de l’association Histoires Vraies de Méditerranée, qui a pour objet de collecter des histoires auprès des habitants, avec un collectif d’auteurs, artistes et chercheurs accueillis en résidence.

Intervenants
Laura Taubman, réalisatrice et doctorante en anthropologie visuelle Centre Norbert Elias (EHESS Marseille)
Fabienne Guiramand, interprète de l’ASIP Sud, service d’interprètes Français/Langue des Signes Française (LSF).
Christian Coudouret, président de l’association Coordination des Associations de Sourds 13 (CAS 13).
Marie Dominique Russis, responsable de l’Association Histoires vraies de Méditerranée.

Informations pratiques
Samedi 11 mars 2017 de 14h00 à 18h00
Villa Méditerranée, Marseille
Interprétation français LSF assurée par l’ASIP.

 

Une autre façon de raconter III, mars-avril 2017

Un séminaire de l’EHESS coordonné par Frédéric Joulian et Pierre-Olivier Dittmar, en partenariat avec le Mucem.

Le chercheur capture des fragments de réel qu’il cadre, trie, organise en fonction d’idées et d’hypothèses. C’est cette aventure que raconte un récit scientifique. Comment trouver des formes d’écritures, des façons de raconter susceptibles de renouveler les formes de ce récit pour les partager avec le grand public ? C’est parier que les scientifiques ne doivent pas seulement être des producteurs et pourvoyeurs de connaissances mais qu’ils doivent également maîtriser les nouvelles formes d’expressions dans lesquelles nous vivons. C’est explorer différentes écritures, qu’elles soient muséales, fictionnelles, littéraires, cinématographiques, dessinées, théâtrales ou numériques qui échappent pour une grande part aux sciences humaines.


Jeudi 23 mars 2017

9h30 — 18h00
Objets de recherches, objets d’écritures
Les chercheurs en sciences humaines écrivent le plus souvent les résultats de leurs enquêtes de terrains (qu’elles soient historiennes, ethnologiques, sociologiques ou autres) avec des mots et des figurations, celles de leurs interlocuteurs ou les leurs, qu’ils mettent en scène dans des dispositifs des plus variés – parfois mêmes fictionnels – pour donner à voir, à éprouver ou à comprendre leurs découvertes.

Vendredi 24 mars 2017

9h30 — 18h00
Nouveaux supports, nouveaux dispositifs : du neuf avec de l’ancien ?

Lors de cette journée, des professionnels de l’expression dessinée (archéologues, architectes, dessinateurs de bande-dessinée, illustrateurs) dialogueront avec des spécialistes de l’édition et tenteront d’imaginer les possibilités conjointes et cumulées des formes et narrations graphiques électroniques et imprimées pour raconter autrement les résultats quantitatifs et qualitatifs des sciences humaines.


Jeudi 20 avril 2017

9h30 — 18h00
Décrire ou écrire avec le dessin
Comment décrire de façon plus juste et plus dense les communautés humaines, les formes sociales ? L’intelligence graphique, ou plus précisément, l’intelligence des graphistes et des raconteurs d’histoires, se frottera aux terrains de l’ethnologue, du spécialiste du paysage ou de l’architecture avec pour ambition de faire converger des formes de connaissances (analytique, expérimentale ou artistique) qui la plupart du temps se repoussent et s’excluent.

Vendredi 21 avril 2017

9h30 — 18h00
Dessine-moi une science : la recherche, la fiction et ses publics
Pourquoi croyons-nous aux histoires ? Pourquoi les sciences humaines devraient-elles se départir d’histoires ? Lors de cette quatrième journée nous explorerons les rapports entre le texte et l’image dans les livres mais aussi sur les cimaises des musées ou dans les jeux animés ou les projets finalisés et questionnerons les différents lectorats et réceptions publiques de ces productions composites (textes, images, sons, vidéos).

Télécharger le programme complet (pdf)

Salles de réunion et de conférences de l’I2MP
Entrée libre sur inscription à i2mp@mucem.org

Illustration : Visite de l’exposition Vies d’ordures au MuCEM – © Frédéric Joulian

Présentation : le jeu vidéo “A Crossing Industry”, 12 janvier 2017

Cette présentation restitue le processus de conception et de développement d’un jeu vidéo documentaire et artistique. Intitulé A Crossing Industry, ce jeu porte sur le fonctionnement du régime de séparation israélien en Cisjordanie dans les années suivant la fin de la seconde Intifada (2007-2010). Son élaboration, toujours en cours, est effectuée par une équipe transdisciplinaire composée d’un anthropologue (Cédric Parizot), d’un artiste (Douglas Edric Stanley), d’un philosophe (Jean Cristofol) et de dix étudiants de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Il s’agit dans cette contribution d’envisager comment la technologie vidéo ludique a permis d’articuler une démarche documentaire dont l’objectif est de modéliser une analyse ethnographique, avec une démarche artistique animée par ses propres enjeux esthétiques et poétiques.

Intervenants
Cédric Parizot, chargé de recherche, anthropologue du politique, Iremam (Marseille).
Sébastien Genvo, professeur,  média numérique, ludologie, Université de Lorraine, Centre de recherche sur les médiations (Metz-Nancy).

Informations pratiques
12 janvier 2017, 16h00-20h00
Cinéma Le Miroir, Vieille Charité, Marseille

Présentation : La sociologue et l’ourson, 8 décembre 2016

Rencontre avec le co-réalisateur Mathias Théry et la sociologue Irène Théry (EHESS/CNE) à propos du film La sociologue et l’ourson, le 8 décembre 2016 de 16h00 à 20h00 au cinéma Le Miroir, La Vieille Charité,  Marseille.

La sociologue et l’ourson

(Étienne Chaillou/Mathias Théry, France – 2016 – 78 minutes)

De septembre 2012 à mai 2013, la France s’enflamme sur le projet de loi du Mariage pour tous. Pendant ces neuf mois de gestation législative, Ia sociologue Irène Théry raconte à son fils les enjeux du débat. De ces récits nait un cinéma d’ours en peluches, de jouets, de bouts de cartons. Portrait intime et feuilleton national, ce film nous fait redécouvrir ce que nous pensions tous connaître parfaitement : la famille.

Rencontre-débat : Le film documentaire et l’enquête, 2 décembre 2016

Le film documentaire et l’enquête : dialogue entre cinéastes et chercheurs en sciences sociales

L’enquête occupe une place déterminante aussi bien dans la fabrication d’un film documentaire que d’un livre. Cinéastes et chercheurs participants discuteront des différentes étapes de l’enquête et de l’écriture d’un film. Partant de l’enquête, l’écriture s’élabore lentement ; elle n’est pas seulement la phase initiale de la fabrication d’un film. Elle se développe en plusieurs étapes (repérage, tournage et montage) qui permettent la construction progressive d’une écriture finale. Le tournage n’est pas davantage la restitution d’une enquête réalisée au préalable, mais fait partie intégrante du processus. Le montage apparaît enfin comme un moment décisif où s’élabore la dernière phase de l’écriture d’un film documentaire. Une des questions majeures qui sera débattue concerne notamment les choix narratifs. Ces questions concernent aussi bien le documentariste que le chercheur en sciences sociales, impliqués l’un et l’autre dans des stratégies d’enquête pour proposer leur analyse de la vie sociale.

Intervenants
Maher Abi Samra, photographe reporter, réalisateur de films documentaires
Mahmood Soliman, écrivain et réalisateur de films documentaires
Karim Sayad, réalisateur de films documentaires
Sabrina Mervin, anthropologue, islamologue spécialiste du chiisme, cinéaste, chargée de recherche CNRS, membre des Laboratoires : Centre d’études en sciences sociales du religieux (CESOR), Paris, et du Centre Jacques Berque, Institut français de recherche à Rabat (Maroc)
Boris Pétric, anthropologue et réalisateur, directeur de recherche CNRS, directeur du Centre Norbert Elias

Informations pratiques
2 décembre 2016, 14h30-16h00, Agora, Mucem, Marseille

Illustration : l’affiche de We have never been kids de Marmood Soliman (2015)

Masterclass avec Nicolàs Rincón Gille, 9 décembre 2016

Une masterclass en présence du cinéaste colombien Nicolàs Rincón Gille  et animée par Javier Packer-Comyn, dans le cadre du Festival du film ethnographique Jean Rouch « Hors les murs ».

Né à Bogota en 1973, Nicolàs Rincón Gille a accompagné, enfant, son père, professeur d’anthropologie, qui rendait visite aux paysans de la campagne colombienne avec ses étudiants. Après des études de cinéma en Belgique, il réalise trois films sur un sujet qui le fascine depuis son enfance, la richesse de la tradition orale colombienne et sa confrontation à la violence. Avec Noche herida (2015), il achève la trilogie Campo hablado, commencée en 2007 avec En lo escondido et poursuivie avec Los Abrazos del rio en 2011.

Intervenants
Nicolàs Rincón Gille, réalisateur de films documentaires
Javier Packer-Comyn, directeur artistique du festival Cinéma du Réel
Comité du film ethnographique / Festival Jean Rouch

Partenaires
Comité du film ethnographique / Festival Jean Rouch
La Fabrique des écritures / Centre Norbert Elias
EHESS Campus Marseille
Master Pro “Métiers du film documentaire” (Aix-Marseille Université)

Informations pratiques
9 décembre 2016, 10h30-17h30, Mucem, Marseille
Entrée gratuite

Illustration : Noche Herida, Nicolàs Rincón Gille, 2015.

Observer, décrire, interpréter. Les usages de la photographie en sciences sociales (2016-2017)

Un séminaire de l’EHESS Marseille, coordonné par Marco Barbon, Boris Pétric et Franco Zecchin.

Ce séminaire, et son pendant pratique l’atelier “Photographie”, lient l’expérience de la photographie à l’analyse théorique afin de permettre une réflexion sur les usages de la photographie en sciences sociales. Il s’agit d’approfondir la place de la photographie dans les enquêtes de terrain et dans l’élaboration des textes anthropologiques et sociologiques, en tant que forme de narration. La photographie est souvent considérée comme une illustration des recherches scientifiques, sans prendre en considération sa dimension d’outil de recherche. Cependant, par l’intermédiaire de sa fonction indiciaire, la photographie devient une technique de la « description dense », elle permet d’enrichir la narration ethnographique. Pour ce faire, il faut transformer le regard de l’ethnographe en capacité de vision, former l’œil à saisir les liens entre les choses, à les mettre en relation, selon l’ordre de sens de la réalité observée. La photographie occupe une place privilégiée dans l’alphabétisation visuelle et elle constitue un outil irremplaçable de déconstruction du regard et d’identification des codes qui opèrent dans les diverses situations sociales. À travers l’analyse de travaux des photographes, le séminaire se propose d’aborder plus particulièrement le rapport au territoire et à l’exploitation de ressources : des conditions de vie et de travail autour de l’étang de Berre aux conflits sociaux et aux impacts de la pollution sur la santé publique, des modalité d’occupation et d’utilisation du territoire par des populations nomades aux détails urbains d’Asmara comme moyen d’analyse des stratification historiques de la ville et de ses habitants. Au fil des séances, différentes formes d’enquête et de narration seront analysées.

Programme

2 décembre 2016
Franco Zecchin – Séance introductive : l’utilisation de la photographie en sciences sociales

6 janvier 2017
Marco Barbon – La photographie entre outil documentaire et support de fiction : petit voyage à travers l’histoire du médium
Avec une présentation et analyse d’Asmara Dream (2006-2008), Les Pas perdus (2011) et El Bahr (2011-2014).

3 février 2017
Jacques Windenberger – Une étude du front industriel
Avec une présentation d’extraits du film documentaire Tumeurs et silences sur la pollution dans le territoire de l’étang de Berre.

10 mars 2017
Frank Pourcel – La photographie au service de la narration anthropologique
Une enquête sur les expériences de vie en milieu « néorural » dans le pays de Forcalquier.

7 avril 2017
Yves Jeanmougin – Photographie et mémoire historique
Mémoire du camp des Milles 1939-1942 : un lieu d’internement, de transit et de déportation.

5 mai 2017
Franco Zecchin – Le nomadisme et le rapport aux ressources naturelles
Une approche anthropologique dans l’enquête photographique

2 juin 2017
Philippe Chancel – Datazone : territoires surexposés ou inconnus
L’évolution du statut des images dans le monde contemporain.

Masterclass avec Maher Abi Samra, 1er décembre 2016

A l’occasion des 4e Rencontres internationales des cinémas arabes, une masterclass avec le photographe et cinéaste libanais Maher Abi Samra qui porte sur la position du réalisateur par rapport à son sujet d’investigation. En particulier, la question de la relation de l’auteur à son sujet apparaît comme une dimension majeure : engagement politique, un regard sur une partie de la société libanaise des années 1980 engagée dans l’aventure du communisme.

Partenaires

AFLAM, association de Marseillais.e.s pour promouvoir l’expression des cultures arabes à travers le cinéma (Marseille)
LabexMed, MMSH (Marseille)

Informations pratiques
1er décembre 2016, 10h00-17h00, Cinéma Le Miroir, La Vieille Charité, Marseille