Exposition Corps, matières, gestes, jusqu’au 15 octobre à la Vieille Charité, Marseille

L’exposition Corps, matières, gestes. Métiers à Marseille est issue de l’atelier photographique et du séminaire “Observer, décrire, interpréter. Photographie, cinéma et sciences sociales”. Coordonné par Marco Barbon et Franco Zecchin, l’atelier approfondit l’expérience de la photographie et ses usages dans les sciences sociales, avec l’objectif d’expérimenter la photographie comme source de connaissance, outil d’enquête et de narration. La thématique choisie cette année a incité les participants à aller à la recherche de métiers artisanaux et à les observer à partir des gestes qui les caractérisent. Les femmes et les hommes qui apparaissent dans ces images montrent leurs tours de main et leur capacité à transformer ce qui à priori semble “naturel”, des matières et des corps.

L’exposition a été réalisée dans le cadre du master (mention ” Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie “) et de la formation doctorale en sciences sociales de l’EHESS à Marseille, de la Fabrique des écritures du Centre Norbert Elias et du Festival des sciences sociales “Allez savoir”.

Les photographes
Aurélien Billaut, Laura Botella, Mohamed Elnour, Brigitte Juanas, Guilherme Rodrigues, Olivia Rolin, Aurélie Rondreux et Blandine Salla.

Les commissaires
Marco Barbon et Franco Zecchin

Marseille, La Vieille Charité, du 25 juin au 15 octobre 2019, coursives du 1er étage, 2 rue de la Charité, 13002 Marseille. Entrée libre.

Image : Blandine Salla

Intervention de Maeva Aubert à la journée d’études sur la Chine contemporaine, Marseille, 27 juin 2019

La cinéaste Maeva Aubert interviendra ce jeudi, 27 juin, à l’occasion de la journée d’étude sur la Chine contemporaine organisée par les doctorantes du Centre Norbert Elias. Elle présentera China 66, un triptyque vidéo qui fait dialoguer des images tournées en Chine, distantes de quarante ans.
Jeudi 27 juin, 15h15-16h15, La Vieille Charité, Cinéma le Miroir, rez-de-chaussée. Entrée libre.

Il y a quelques semaines, Maeva Aubert a également présenté le film Losaida, Avenue C (2004) dans le cadre plus informel du CinéFabrique, le rendez-vous hebdomadaire des “fabricants” organisé sous la forme d’une projection dont le programme n’est pas annoncé à l’avance.

 


China 66 (31 mn, 2009)

Il y a quelques années, j’ai fait la découverte d’un film Super 8 tourné en amateur par mon grand père lors d’un voyage professionnel en Chine pendant la révolution culturelle de Mao Zhe Dong. Je me suis alors saisie de cet objet rare pour le montrer 40 ans plus tard sur ses lieux d’origine. Mon intention était de l’offrir au regard des personnes rencontrées au cours de mon voyage, de solliciter leurs réactions et de confronter ces images d’alors à celles de la Chine contemporaine. Mon questionnement et mon « enquête » évoquent à la fois la topographie et la mémoire des lieux de tournage, ainsi que la mémoire individuelle et collective.
Ce travail a pris la forme d’une installation vidéo en 3 écrans.

Many years ago, I discovered a Super 8 film made by my grand father as an amateur during a professional journey in China during the Cultural Revolution. I took hold of this exceptionnal object to bring it back 40 years later on its original sites. My intention was to propose to the people I met to look at the 1966 film to ask them to react and to confront these images from their past with the ones from contemporary China. My questionning and my « inquiry » were about topography and memories of sites where the film was shot, and about the individual and collective memory.
This work took the form of a video installation in 3 screens.

Loisada, Avenue C (52 mn, 2004)

“Loisada” signifie “Lower East Side” dans le jargon des portoricains new-yorkais. C’est aussi le quartier où se situe ce jardin communautaire, sur l’Avenue C, filmé sur plusieurs saisons à l’époque où je comptais aussi parmi les jardiniers de ce lieu. À l’image d’un patchwork, cet espace clos et ce lieu de vie si particulier tissent des liens sociaux entre les habitants d’un quartier jadis désœuvré. C’est un manifeste du métissage des cultures humaines et urbaines propre à New York.
Le protocole de ce film était de ne jamais montrer New York mais plutôt de l’évoquer à travers le son, invitant ainsi le spectateur à en imaginer sa présence aux abords du jardin.
Quelques jardiniers m’ont confié leur quotidien sous forme d’entretiens, d’autres ont préféré s’exprimer par des chansons ou des recettes. Lors de mes déambulations dans la ville, j’ai enregistré la musicalité présente dans sa cacophonie et son vacarme quasi incessants. Cette matière sonore a été mixée en «cut-up» au montage avec les voix et les rares plages de silence.
Filmé en 16 mm, Super 8 puis image par image avec un appareil photo argentique, le montage final en numérique a été fait avec la complicité de mon amie Mélanie Braux.
Cette expérience plastique, sonore et poétique est un journal filmé dans la tradition du movie journal cher à Jonas Mekas. Loisada, Avenue C est à la fois une ballade visuelle bucolique et une déambulation urbaine sonore qui superpose le détail du végétal à celui du quotidien new-yorkais. Le vu et le caché dévoilent ainsi le foisonnement de cette ville dans ce qu’elle a de plus ténu.

Loisada, Avenue C (sous-titré fr) 53 mn. from Maeva Aubert on Vimeo.

 

Journée de restitution des ateliers de la Fabrique, Marseille, 25 juin 2019

La journée de restitution des ateliers cinéma, photographie et son 2018-2019 se tiendra le mardi 25 juin à la Vieille Charité. Au programme : séance d’écoute, projection et vernissage. Au plaisir de vous y retrouver.

Cinéma le Miroir, rez-de-chaussée

13h30
Introduction

13h45 – Documentaire sonore – Séance d’écoute
Coup de poing (Laura Taubman)
Tempêtes de papier (Sandrine Musso et Mikaëla Le Meur)
Fragments du moulin (Stéphanie Fonvielle et Mahé Ben Hamed)

14h15 – Cinéma documentaire – Projections
Premier prix technique (Hélène Baillot et Raphaël Botiveau)
Pose (Camille Béguin)
Le pastis et le vin d’abord (Michele Marchioro)
Comment on va dire ? (Morgana Planchais)
Box (Julie Saint-Laurent)

15h45 – Photographie – Diaporama
Travaux réalisés par Aurélien Billaut, Laura Botella, Mohamed Elnour, Brigitte Juanals, Guilherme Rodrigues, Olivia Rolin, Aurélie Rondreux, Blandine Salla et Anna Shcherbakova.

Coursives du 1er étage

16h30 – Photographie – Vernissage
Exposition Corps, matières, gestes. Métiers à Marseille
Photographies de Aurélien Billaut, Laura Botella, Mohamed Elnour, Brigitte Juanals, Guilherme Rodrigues, Olivia Rolin, Aurélie Rondreux et Blandine Salla.
Commissariat : Marco Barbon et Franco Zecchin

Ateliers réalisés dans le cadre de la formation de l’EHESS (mention de master “Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie” et formation doctorale en sciences sociales) et des activités de la Fabrique des écritures du Centre Norbert Elias.
Entrée libre – La Vieille Charité, 2 rue de la Charité, 13002 Marseille
Illustration : Pose – Camille Béguin

Masterclass avec Anne de Giafferri, 21 juin 2019, Marseille

La Fabrique des écritures invite Anne de Giafferri le vendredi 21 juin, dans le cadre des ateliers d’écritures sonores coordonnés par Mahé Ben Hamed (Centre Norbert Elias/CNRS). La rencontre s’organisera en deux temps.

  • 10h00-13h00 : Masterclass “Le documentaire sonore. Un pas vers soi à travers l’autre” (entrée libre sur inscription auprès de Mahe Ben Hamed – mahe.BEN-HAMED@univ-amu.fr).
  • 14h00-17h00 : Écoutes critiques des réalisations des participants à l’atelier d’écritures sonores (séance réservée aux participants à l’atelier).

Anne de Giafferri est auteure et réalisatrice de documentaires audiovisuels et sonores et de fictions. Elle a également  fait partie de l’orchestre électroacoustique L’OrMaDor, projet expérimental de composition musicale créé par La Muse en Circuit. Ses créations radiophoniques, essentiellement diffusées sur France Culture et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone), partent à la rencontre des cultures du monde en Ouzbékistan, Nouvelle Zélande, Cambodge, Mali et au Canada, mais aussi au contact d’histoires plus personnelles. De l’expérimentation musicale au terrain ethnographique, de l’exploration de l’Autre lointain avec Mazzeru (2012), Dongonsous le masque pas de mystère I et II (2013), Récits… (2015), aux terres intimes de sa propre histoire avec  Une maison de famille (2008), La mia Itaca (2009), De la taille d’une fraise (2018), Anne de Giafferri reviendra sur un parcours qui place le son et le don de voix au centre de l’écriture du monde. Elle abordera plus particulièrement la part que joue le son dans le rapport à l’autre, et ce qui façonne la mise en récit du monde par le biais de ce médium, entre sensibilité d’auteur, éthique de la rencontre et contraintes de diffusion.

La Vieille Charité, Marseille
Salle à préciser

Illustration : installation sonore Mon île enracinée de Anne de Giafferri, présentée à l’exposition Genius loci d’arterra en 2015.

Cinéma, musique et vin. Masterclass avec Noël Balen, 14 juin, Marseille

Dans le cadre du festival Œnovidéo, festival international de films sur le vigne et le vin qui se tiendra au Mucem du 13 au 16 juin 2019, la Fabrique reçoit l’écrivain, musicien et scénariste Noël Balen. Entre littérature, musique, cinéma et vagabondages dans les vignobles, Noël Balen fera part de ses expériences. La rencontre sera ponctuée d’extraits de films.

Animé par Boris Pétric, anthropologue, directeur du Centre Norbert Elias, directeur de recherche au CNRS et Corinne Boulbes, Festival Œnovidéo.
Cinéma le Miroir, la Vieille Charité – Marseille
Vendredi 14 juin, 16h00-17h30.
Entrée libre.

Festival itinérant, Œnovidéo s’installe cette année dans la cité phocéenne à l’occasion de Marseille Provence Gastronomie 2019. Il présente une centaine de films en compétition issus d’une vingtaine de pays (fictions et documentaires, courts et longs métrages) à l’auditorium du Mucem, ainsi qne exposition de photographies « Terroirs d’images » au Centre de la Vieille Charité.

Filmer l’anthropocène : rencontre avec Philippe Cartelli, 12 juin 2019

La Fabrique des écritures invite Philippe Cartelli le mercredi 12 juin, dans le cadre des ateliers de cinéma documentaire coordonnés par Jeff Daniel Silva.

  • 15h00-16h30 : Artist talk “Filmer l’Anthropocène. Entre art, ethnographie et cinéma documentaire”
  • 17h00-19h00 : Projection du film en cours d’élaboration “Lent Retour”.

Philip Cartelli est cinéaste, chercheur et professeur de cinéma documentaire à Wagner College (New-York). Titulaire d’un doctorat en anthropologie visuelle de l’U

Philip Cartelli: Filmer l’anthropocène
Screening and talk, June 12 at 3pm, La Fabrique des écritures, la Vieille Charité, Marseille.

Philip Cartelli, a former Camargo Foundation Fellow, is invited to the documentary film workshops coordinated by filmmaker Jeff Daniel Silva. Philip Cartelli is a filmmaker, scholar and professor of documentary film at Wagner College in New York. His research focuses in particular on the redevelopment of the Marseille seaside and the representation of reality between ethnography, visual art and cinema. His films have been screened at several international festivals, such as Locarno, Torino, Art of the Real and Edinburgh, among others.

niversité de Harvard ainsi qu’un doctorat en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales (Paris), ses recherches portent notamment sur le réaménagement du bord de mer de Marseille et la représentation du réel entre ethnographie, art visuel et cinéma. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals internationaux, tels que Locarno, Torino, Art of the Real et Edimbourg, parmi d’autres. Plus d’informations

L’atelier est destiné en priorité aux étudiants de master et aux doctorants de École des hautes études en sciences sociales (EHESS)-Marseille inscrits à l’atelier de cinéma documentaire coordonné par Jeff D. Silva. Si vous souhaitez participer, merci de nous contacter à l’adresse fabrique@centrenorbertelias.fr

Philip Cartelli: Filmer l’anthropocène
Screening and talk, June 12 at 3pm, La Fabrique des écritures, la Vieille Charité, Marseille.

Philip Cartelli, a former Camargo Foundation Fellow, is invited to the documentary film workshops coordinated by filmmaker Jeff Daniel Silva. Philip Cartelli is a filmmaker, scholar and professor of documentary film at Wagner College in New York. His research focuses in particular on the redevelopment of the Marseille seaside and the representation of reality between ethnography, visual art and cinema. His films have been screened at several international festivals, such as Locarno, Torino, Art of the Real and Edinburgh, among others.

Retour d’expérience sur le séminaire “Une autre façon de raconter”, Telling Science Drawing Science, 16-17 mai 2019, Angoulême

L’anthropologue Frédéric Joulian (Centre Norbert Elias/EHESS) interviendra aux 2es rencontres Telling Science Drawing Science, (15-17 mai 2019, Angoulême) pour présenter le séminaire “Une autre façon de raconter“, qu’il coordonne pour la cinquième année consécutive.

“Cette communication relate l’expérience de rencontres menée depuis cinq ans à Marseille en partenariat avec l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM). Partant d’une réflexion sur la place du dessin et de la photo dans l’édition scientifique inspirée de l’ouvrage de John Berger et Jean Mohr Une autre façon de raconter (Maspéro 1981) nous avons interrogé et mis en débats différentes formes d’éditorialisations associant textes, images, photos, vidéos, sons, à différentes étapes de la chaîne du travail scientifique.

Je restituerai ici les différents exercices de style et différentes façons d’objectiver le terrain pour un public étendu sur la base du pari tout à la fois simple et compliqué que les scientifiques ne doivent pas seulement être des producteurs et pourvoyeurs de connaissances mais qu’ils doivent également pratiquer les nouvelles formes d’expressions dans lesquelles on vit – imagées et numériques – notamment. Par-delà la question de l’imagination artistique ou scientifique, nous avons interrogé la nature des matériaux (cursifs et discursifs) et les formes et objectivations les plus adéquates pour leur rendre justice, mais également, de concert avec les designers, photographes, les graphistes et les spécialistes du roman graphique et de la bande dessinée, les différentes formes de créations et façons d’écrire avec les images (se fondant sur leurs expériences en fiction, documentaire, science ou art). Ces séminaires et ateliers collectifs ont autant permis de délinéer certains mécanismes d’intellection du social par la graphie que d’articuler cette dernière à l’écriture textuelle courante, et donc à imaginer, de façon pratique, de nouvelles compositions et intermédialités plus riches pour les sciences humaines et leurs usagers.

Pour le débat collectif avec la salle nous poserons les questions empiriques (du point de vue des enjeux d’expression, de financement, de temporalités, …) de comment faire travailler ensemble les chercheurs et graphistes ? Au moment de la problématisation ? Ensemble sur le terrain ? Lors de l’enregistrement et de la description ? Dans le cas de démarches appliquées, ou fondamentales ? Ou plus tard, lors de la scénarisation avec des visées de restitution ou de diffusion vers divers lectorats ?”

Frédéric Joulian

Illustration : Dessin réalisé lors du colloque “Telling Science – Drawing science”, 24-25 novembre 2016, Angoulême – © Morgane Parisi

Sortie du film Château Pékin de Boris Pétric

L’anthropologue Boris Pétric, auteur d’un premier film sur la crise viticole dans le Sud de la France en 2006, livre une enquête sur l’entrée de la Chine dans le monde du vin. A l’occasion de la sortie du film en salle, plusieurs projections sont organisées en France et en Belgique, en présence du réalisateur.

25 avril 2019
Marseille, Cinéma l’Alhambra – Avant-première
Séance à 21h00 suivie d’un temps d’échange autour d’un verre de vin – 6 € / sans réservation
+ repas franco-chinois à partir de 19h30, sur réservation uniquement à cinema.alhambra13@orange.fr – 15 €. Nombre de repas limité
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7 mai 2019
Bruxelles, Kinograph
Dans le cadre du Festival Jean Rouch hors les murs.

22 mai 2019
Paris, Espace Saint-Michel – Première
Séance à 20h30 en présence du réalisateur. Tarif : 7 euros, sans réservation.
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23 mai
Paris, Espace Saint-Michel
Projection à 20h30 suivie d’un débat « Quel avenir pour les grands crus et vignobles français sur le marché global du vin  »
Avec le réalisateur Boris Pétric et Fabien Imbert journaliste à La Revue du Vin de France.

27 mai
Paris, Espace Saint-Michel
Projection à 20h30 suivie d’un débat « Enjeu de traduction : comment transmettre la culture du vin ? »
Avec le réalisateur Boris Pétric et Barbara Cassin de l’Académie Française, philosophe, auteure de L’éloge de la
traduction (Fayard, 2016).

28 mai 2019
Nantes, Cinéma Bonne Garde
En présence de Christelle Pineau (IIAC/EHESS) et de plusieurs vignerons.
Séance à 20h00 suivie d’un temps d’échange et de dégustation de vins “naturels”.
Suivre l’événement sur Facebook

16 juin 2019
Marseille, Auditorium du Mucem, Marseille
Séance à 11h00 dans le cadre du festival Oenovidéo.
Plus d’informations

 

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Château Pékin. Quand la chine s’éveille au vin (2018, 63 min)
La Chine, grand consommateur de vin, sera très bientôt le premier vignoble au monde. De la Bourgogne au Shandong, le film explore les désirs et les craintes que suscite cette nouvelle étape de la globalisation du vin. Réalisation : Boris Pétric ; Image : Laura Taubman ; Montage : Mélanie Brun et Marts Mihailovs ; Production : La Fabrique des écritures et Up studio

Distribution
Jérémie Pottier-Grosman
pottier.jerem@gmail.com
06 50 40 24 00
Presse
Didier Thomas-Radux
fabrique@centrenorbertelias.fr
06 22 83 05 92
Production
Matthieu Desbordes
fabrique@centrenorbertelias.fr

Plus d’informations sur le film

Exposition « Sahara, Mondes connectés », 10 mai-1er septembre 2019, MAAOA, Marseille

L’exposition « Sahara, Mondes connectés », emblématique de la collaboration entre recherche scientifique et musées, ouvrira ses portes le vendredi 10 mai 2019 à la Vieille Charité à Marseille.

Évoquer la problématique de la connexion au Sahara permet d’appréhender l’espace saharien d’un point de vue inhabituel lorsque l’on pense au désert. Cette exposition se propose ainsi de questionner et de renouveler les représentations du Sahara. Connexions et mobilités dans ces étendues désertiques conditionnent la survie des sociétés sahariennes et de ceux qui les traversent. À la fois contraintes et ressources, art de vivre et stratégie politique, elles sont au fondement de cultures singulières.

En associant des objets ethnographiques issus de collections prestigieuses (Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, Musée d’ethnographie de Neuchâtel, notamment) à des objets du quotidien, des réalisations audiovisuelles et les oeuvres d’artistes contemporains (Hicham Berrada, Romuald Hazoumè, Leila Alaoui…), l’exposition Sahara mondes connectés entend faire percevoir ces réalités en suivant le fil de mobilités permanentes et toujours réinventées. Les oeuvres de Titouan Lamazou, présentées en continu dans l’exposition, proposent une expérience personnelle de cette mobilité, le regard d’un artiste voyageur.

Cette exposition est née de la rencontre entre Titouan Lamazou, artiste-voyageur, et Charles Grémont, historien à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). C’est avec le Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens de Marseille qu’elle s’est élaborée. Cette exposition est emblématique de la collaboration fructueuse entre recherche scientifique et musées, portée par le Centre de la Vieille Charité. Le présent partenariat entre les musées de Marseille et l’IRD a ainsi regroupé conservateur et chercheurs autour d’un sujet commun. L’exposition est organisée par l’équipe du Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA), en collaboration avec des anthropologues et des historiens du CNRS et de l’IRD, et l’artiste Titouan Lamazou.

Une riche programmation autour de l’exposition, du 18 mai au 22 août, propose au public de poursuivre l’aventure, grâce à des ateliers d’écriture, des projections de films, des rencontres, des spectacles et concerts, des ateliers pour les enfants…

Commissariat scientifique
Sophie Caratini, anthropologue (CITERES/CNRS)
Charles Grémont, historien (LPED/IRD)
Céline Lesourd, anthropologue (Centre Norbert Elias/CNRS)
Olivier Schinz, anthropologue (conservateur-adjoint du Musée d’ethnographie de Neuchâtel, chercheur correspondant du Centre Norbert Elias)

Télécharger le communiqué de presse (Musées de Marseille/IRD)

10 mai-1er septembre 2019
Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA)
Centre de la Vieille Charité, Marseille
Horaires : 9h30-18h00 (sauf le lundi)
Contact : maaoa@marseille.fr

Mapping Difficult Stories, Elise Olmedo, 6 avril 2019, Washington

L'arrivée à Sallange (Savoie). Une cartographie narrative réalisée dans le cadre de l'enquête-collecte "Métiers et savoir-faire romani" en Europe et Méditerranée" au Mucem. Crédits : Elise Olmedo, Sasha Zanko, 2019.

Elise Olmedo interviendra le 6 avril 2019 au congrès annuel de l’American Association of Geographers à Washington, DC. Elle présentera une recherche sur la cartographie sensible et narrative réalisée en collaboration avec des personnes issues des communautés romani à Toulon dans le cadre de l’enquête-collecte en lien avec une exposition autour des “Métiers et savoirs-faire romani en Europe et Méditerranée” qui aura lieu au Mucem en 2022. Son intervention s’inscrit dans une session sur la cartographie narrative proposée par Ann Knowles (Université du Maine) et Sébastien Caquard (Université Concordia, Montréal).

Abstract
This contribution to the session ‘’Mapping Difficult Stories’’ will explore a work now leading at the French Museum of European and Mediterranean Civilizations (Mucem). This presentation involves one example of the using of sensitive narrative mapping method in the case of the professional stories of Romani people from Marseille. The sensitive and narrative map is a reflection and communication tool, and in the present case it allows for materialization of stories by the prism of socio-professional life trajectory. In considering places, we will put the attention on access difficulties to the labour market, work conditions, multi-skilling of Romani people and specific craftmanship, with a special focus on exclusion and stigmatisation manifesting itself through professional experiences. This presentation aims to share reflections on mapping difficulties in this context, especially on the collaboration in a long-term and very qualitative work. In addition, we wil also discuss the specific help and conditions of collaboration in the museum context of production of a corpus reporting stories in an exhibition. This project is composed of an exhibition hosted by the Mucem in 2021 and a field survey led by interdisciplinary researchers which could enrich the framework of the exhibit. This survey associates Romani people, local non-governemental organizations who are working directly with interdisciplinary researchers in social science investigating different kinds of fields in the South of France and in Mediterranean areas. A written, photographical and cartographical documentation and collections of objects is expected thank these investigations, some of which will be presented in the exhibition.

Illustration : L’arrivée à Sallange (Savoie). Une cartographie narrative réalisée dans le cadre de l’enquête-collecte “Métiers et savoir-faire romani” en Europe et Méditerranée” au Mucem. Crédits : Elise Olmedo, Sasha Zanko, 2019.